Sans grande surprise, d'entrée de jeu, le marketing prend le dessus sur le fond et l'approche artistique de l'auteur. L'auteur ? Plutôt le people.
Une photographie jouant la provocation dans les grandes largeurs mettant en scène Christophe Rocancourt de dos dévoilant au grand jour des ailes d'ange nous laisse perplexe au point d'avoir une question qui nous turlupine le ciboulot : à qui les a-t-il piqué ?
Notre petit doigt nous à dit : Photoshop. Avec à l'oral la sonorité "chope" du verbe "choper". Sans commentaire.
Sans à priori, loin des préjugés, La Fringale Littéraire était prêt à défendre le roman de Christophe Rocancourt. Mais devant cette volonté, des limites se sont dressées comme un mur qui encadre une prison. Ainsi, on se rallie aux nombreux médias qui ont été déçus, soupçonnant une attitude de méprise de la part du public lors de la sorte du livre.
La plus grande des méprises demeure l'ignorance.
Le magazine Voici annonce que Christophe Rocancourt a touché 60.000 euros d’à-valoir et que son livre "L’Evangile selon Max" s'est vendu à 420 exemplaires seulement lors du premier mois de la sortie du roman. Un accueil ridicule pour une exposition aussi forte et un cachet si exorbitant. Indécent.
L'excellent site Critica.fr taille un costard au livre : C’est brouillon, bordélique, mal construit, futile, pédant, avec une fin qui n’en est pas une. Le papier résume très bien l'esprit du livre, ainsi que le sentiment d'arnaque que peut ressentir le lecteur à la lecture de ce premier roman, qui est pour nous complètement raté.
D'autres sites encore plus virulents se lâchent comme le cinglant Surlering.com qui met K.O. Rocancourt avec des phrases comme Le lecteur n’aura de mérite que celui de s’accrocher pour terminer cette désolante fadeur. ou encore Il est vrai que Rocancourt est un affabulateur de génie. Un arnaqueur de première, mais sa plus grosse arnaque c’est bien de se faire passer pour un écrivain.
Personnage médiatique controversé, incapable d'aligner trois phrases sans faire de faute, aujourd'hui, on va nous faire croire qu'il écrit, et pour que ce soit crédible, le roman est construit avec des chapitres courts oscillant entre quelques pages et quelques lignes. Franchement, permettez-nous d'en douter comme nos collègues de Critica.fr et Surlering.com.
Ceci dit, d'autres lui servent la soupe comme Femme Actuelle qui écrit Quoi de mieux qu'un roman pour exorciser ses démons? (...) De là à penser à une autobiographie (à peine) masquée, il n'y a qu'un pas que l'on vous engage à franchir.
Fémitude surenchère dans le positif en disant : cet ex-affabulateur de génie met aujourd'hui son incroyable imagination au service de sa plume !
Preuve que certains médias ne lisent pas ce qu'ils chroniquent. Ce n'est pas possible autrement.
Un bouquin qui n'a pas laissé les journalistes indifférents alors que le public boude l'ouvrage. Dommage pour Christophe Rocancourt, preuve qu'on ne peut pas réussir toutes les arnaques. Tout le monde n'est pas dupe. Faut pas rêver !